Ah, non… ça non ! Vous ne me refaites jamais ça !!!

Petit désagrément et 1er impayé en 20 ans !!! Oui, il fallait bien que cela arrive un jour. Et cet impayé m’a mise très en colère…
Raison de la colère #1 : le montant : 320 € HT. Autant dire moins d’un quart journée de formation. #Anecdotique
Raison de la colère #2 : j’ai fait 10 relances au moins et ma cliente aussi !!! Elle est aussi désespérée que moi, parce que…
Raison de la colère #3 : c’est un OPCO via subrogation, oui, un financeur ! Qui me devait cette modique somme depuis septembre.
Raison de la colère #4 : certifiée QUALIOPI depuis décembre 2020, si je dois respecter l’indicateur 30 “Le prestataire recueille les appréciations des parties prenantes : bénéficiaires, FINANCEURS, équipes pédagogiques, et entreprises concernées.” Donc en clair, je dois adresser un questionnaire de satisfaction et d’évaluation à cet OPCO :
– qui ne me connait pas
– qui me doit de l’argent depuis septembre 2020 !!!
Et en sens inverse, nous OPAC, nous ne pouvons pas évaluer la qualité des financeurs ? Un peu injuste et asymétrique non ???

Dans le cas présent :
– Délais de traitement du dossier : 0/5
– Délais de règlement : 0/5
– Qualité relationnelle : 0/5
– Niveau de recommandation : 0/5

Alors après ces moults relances, fin février j’informe la responsable de l’OPCO que faute de paiement le 1er mars, je prends 3 mesures :

  • Mise en contentieux, consciente qu’il me coutera plus cher que le dû !
  • Information du SYCFI, syndicat des consultants formateurs indépendants
  • Publication sur LI.

Le 1er mars je ne suis pas payée. J’agis.

Le 2 mars une dame charmante m’appelle sur l’heure de déjeuner et m’indique les éléments suivants :

  • Je vais être payée cette semaine (on me l’a déjà dit… je vais donc faire comme Saint Thomas et attendre les sous sur le compte pour le croire !)
  • “Et les problèmes informatiques, et le COVID et notre nouvelle organisation sont les raisons de ce retard…”
  • Mais ce n’est “pas vraiment un impayé juste un retard”… oui enfin, pour le moment ce n’est pas payé !!! ET là je percute. Elle fait référence à… mon post sur LI ! Dans lequel je parle de cet impayé.

Bilan : les lettres courtoises de relance, puis les appels, puis les menaces de contentieux… faisons simple. Un post factuel sur LI est bien plus efficace. Quel dommage !

Bref, j’ai récupéré les sous. Et je ne suis pas prête à travailler avec cet OPCO… et vivement un QUALIOPI pour les OPCO !!!

Il était une fois une grippette… un truc lointain, sur un autre continent bien loin de nous…. Où été comme hiver les autochtones portent des masques. Un médecin, « I am a poor lonesome doctor » essaye de prévenir que quelque chose part en cacahuètes… des hommes, des femmes, meurent. « Tais toi, tu vas porter la poisse… », « ce type veut se faire mousser… » ou « il est contre nous et veut alimenter un je ne sais quoi d’hostile. » Ce truc qui part en cacahuètes, finalement on en parle un peu en Europe. Mais cela reste un truc lointain, qui touche ceux qui mangent des chats, des chiens à Yulin, ou des pangolins… Alors, si nous les regardons d’un œil dédaigneux, et si nous leur octroyons quelques minutes dans des journaux, nous ne prenons pas la mesure de ce qui se prépare. Et le Poor Lonesome Doctor… meurt. Le Dr Li Wenliang. Et bien, nous voilà dans la classique phase 1 de la crise. La sous-estimation des signaux faibles.

Normalement, nous en sortons quand on change la place du i. De signaux faibles, nous passons à signaux fiables ! Février, jusqu’au 15 mars. Oui, il y a des morts, mais que des personnes âgées, oui on évite les grands rassemblements, mais on peut quand même voter. C’est la phase 2 : l’alerte. On se rend compte qu’on prend un peu de retard, mais quelque chose nous empêche d’accélérer et de gérer vraiment la situation. La peur de trop en faire, de passer pour un psychotique… etc. Une femme a su faire face à cette phase 2, mais c’est aujourd’hui que nous lui rendons hommage et qu’elle a la victoire discrète : Roselyne Bachelot qui lors de la crise du H1N1, a vu venir les fameux signaux fiables et a commandé les vaccins… Mais la chance était (ou pas c’était une question de point vue !) avec elle : c’est le meilleur des scenario qui s’est produit : il fallait 1 dose de vaccin et le virus s’est atténué !!! Mais si… si, si comme aujourd’hui le virus ne s’était pas atténué : elle aurait été la reine de la gestion des crises. Elle a été conspuée ! Aujourd’hui, en regardant la gestion de la crise par nos dirigeants, nous ne pouvons que constater retard, incongruence, incohérence etc. Et Roselyne, merci. Enfin, tout le monde s’accorde à dire que vous aviez pris les bonnes mesures !!!

La phase 3, c’est le point de ponctuation de la crise. 17 mars : confinement. Avec, oui on confine, mais on fait du sport et avec toutes les dérogations… Colère, panique, virées punitives dans les grandes surfaces. Elle dure 3 à 7 jours… on a vu des trucs fous : des gens se battre en France pour du PQ et des Lustucru !!! Et les médias H24… no comment !

La phase 4 est celle que nous vivons en ce moment. La routine d’un confinement durable… Normalement nous devrions nous installer dans ce confinement, avoir trouvé nos marques et organisé travail, famille. En reconnaissant que c’est très compliqué pour les familles dans des espaces restreints, les familles dysfonctionnelles, etc. Mais cette phase, nous y sommes. Ce qui rend ce moment compliqué est l’ensemble des messages contradictoires reçus. 27 mars : reconduction du confinement jusqu’au 15 avril. Mais on peut courir, mais plus en couple, marcher mais ne pas faire de vélo… sortir son chien… et le 3 avril : Prise de parole du 1er ministre pour expliquer les potentielles modalités du déconfinement ! Comment voulez-vous qu’on reste mobilisés sur le confinement, quand direct on nous dit comment on va en sortir ! Et ce soir, 7 avril j’hallucine en écoutant les infos : La Maire de Paris interdit le jogging de 10h00 à 19h00… et dans la foulée (oui oui !!!), idem dans les Yvelines. Ah ça c’est cool, comme ça : On va aller courir en même temps que les copains : avant 10h00 ou après 19h00, et au moment où ceux qui bossent partent au travail où en reviennent !!! Mais on est sur la tête !!! Soit on veut laisser courir (ce qui est débile !!! Et c’est une marathonienne bigorexique qui vous écrit !!!) et alors on impose des créneaux avec contrôle en ligne : je dois m’enregistrer pour courir et un algorythme me dit si dans mon quartier c’est jouable. En gros je réserve mon créneau de course en fonction de mon quartier… soit on interdit la course !!! Et ne me dites pas que ce n’est pas possible, puisqu’on est en train d’envisager de géolocaliser les personnes atteintes pour tracer les contacts ! Mais dire aux gens : restez chez vous, mais si vous voulez courir allez-y (tous ensemble mais avec un mètre de distance !!!) avant 10h00 ou après 19h00 !!! Pfff… pas de mots ! Et bien moi je suis contente d’avoir fait mon jogging cet après-midi à 16h00 !

Au-delà de ces décisions débiles, la difficulté de cette phase 4 est l’INCONNU de sa durée. Et là j’adresse un message aux chefs d’entreprises et managers. Vous avez organisé le travail, distribué les PC portables, géré le chômage partiel. Vous entrez dans le moment du lien. Que veulent vos équipes, collaborateurs ? Comment entretenir le sentiment d’appartenance… Comment faire face au fait que certains vous livrent leur intimité malgré eux : look du bureau ou de la chambre, famille, compagne ou compagnon… Comment accueillir votre intimité dans ce télétravail ? Le gamin qui arrive dans la ZOOM CONF, mon Jimmy chien qui course le chat du voisin, la vision que vous avez de mon UPIL (Unité de Production d’Idées Lucratives, donc mon bureau avec mon flamand rose qui clignote dans un coin !!!)  Comment prendre soin de ce lien sans intrusion dans la vie privée, comment donner du sens dans l’incertitude, comment maintenir l’esprit d’équipe sans la communication spontanée à différencier de la communication informelle. La communication spontanée c’est le collègue croisé dans le couloir à qui on dit le bon mot, à qui on donne une info… là nous prévoyons les Conf Call… la spontanéité se perd évidemment ! Et avez-vous prévu les mauvaises nouvelles… un collègue malade, ou pire… qui ne reviendra pas… comment le savoir, comment l’annoncer… comment gérer la suite ? Et quelle suite ? Voilà la phase dans laquelle nous sommes. La phase durable de l’incertitude et de la routine… de l’espoir et du doute. C’est le moment de maintenir, entretenir le lien, la confiance. Ne lâchez pas vos équipes, vos sous -traitants (Private message aux cabinets de formation pour lesquels j’interviens !)… parlez-leur. Et d’autres chose que de boulot, légal, slides… Parlez projets, mobilisez les synergies, créez des groupes de paroles, des groupes créatifs. Faites de cette période une aventure collective et non une punition collective. Pariez sur vos hommes et femmes… au lieu de parier sur l’argent que vous économiserez. Posez-vous la question… quel est le but ? Ou aller ensemble ?

La phase 5 sera le retour progressif… on ne sait pas quand, pas comment… avec qui ? Il faudra le préparer. Anticiper le retour erratique, des effets rebonds, des motivations et démotivations. Ce sera aussi une phase durable…

La phase 6 : un quotidien… surement différent de celui que nous connaissions en (20)19 sans Covid. Il y aura les anniversaires et les effets rebonds… On en parlera.

Voilà un « vous êtes ici… » au 7 avril. C’était un peu un billet d’humeur vous l’aurez compris… mettez votre réveil si vous voulez courir… et surtout pensez à encourager tous ceux que vous croiserez ! Ils seront sans doute plus nombreux qu’hier… mais pensez à garder un mètre de distance.

 

 

 

Hier, j’ai failli criser quand une de mes amies a commencé à trouver le confinement long, et elle disait que ses élèves lui manquaient… Certes elle a raison.

  • Oui, c’est pénible…
  • Oui, ça va être long…
  • Oui, ça va sans doute durer plus que 15 jours…
  • Oui, oui, oui tout cela est vrai !

Mais, il y a des mais…

  • Mais on est utile en le faisant. Sauver des vies en restant chez soi, ça le fait, non ?
  • Mais on a la chance de pouvoir le faire. Oui on a la chance de pouvoir se confiner.

Il y a ceux qui doivent soigner jour et nuit sans justement pouvoir se confiner… ne serait ce qu’une journée avec leur famille.

Il y a ceux qui dorment dehors qui n’ont pas d’endroit où se confiner, il y a ceux qui n’auront plus de piécettes parce que nous sommes confinés, il y a ceux qui n’ayant pas de piécettes ne pourront pas acheter le basique sandwich, il y a ceux qui sont en train de mourir de ce Covid19 parce qu’on n’a sans doute pas été confinés assez tôt (ce sera l’objet d’un papier technique sur la gestion des crises).

Et il y a tous ceux qui sont confinés pour une fin de vie, qui n’avaient déjà pas beaucoup de visite, qui n’en n’auront plus du tout.

Et j’ose… oui j’ose, allez… il y a tous les animaux confinés à vie dans des parcs, cages, zoos… ils ne sont ni malades, ni méchants… juste punis par notre bêtise.

Alors oui, ça va être un peu long… oui ça va changer notre monde et notre vie… Mais ne commençons pas à râler en j2. Et transformons cette expérience… comme un essai de rugby !!! Rendons-nous utiles !

Et pour Jim et moi, c’est l’heure de la balade. Parce que j’ai la chance d’être confinée dans une jolie commune…

Plein de pensées à tous.

#Happyconfin’ #jour2 #Confinneutile

 

 

Face à une situation aussi inédite par sa nature, qu’exceptionnelle par son ampleur, il y a ceux…

  • Qui intiment un “C’est juste une grippe. Fin du débat.”
  • Qui rigolent, font la fête de fin du monde dans les parcs, ou jardins la veille du confinement
  • Qui partagent un thermos de café appuyés sur le capot d’un camion, devant un chantier chez moi, en s’amusant des dernières vannes Coro(sives) 19, ce matin lundi 16 mars
  • Qui traitent de psychotique hystérique ceux qui portent des masques aujourd’hui
  • Ceux qui ne gèrent ni leurs clients, ni leurs prestas au motif “qu’il y a bien eu les élections”
  • Ceux qui se demandent s’ils vont abandonner leur chien ou leur chat qui pourrait transmettre le virus, ou qui (dans le cas du chien) aura besoin de sortir…
  • Ceux qui se sont dépêchés de partir en vacances mercredi… “la cellule de crise va gérer”
  • Ceux qui sont en vacances et se foutent de ceux qui auraient du les rejoindre “nous on s’amuse ici…il y a de la bière ? Et vous ça va ?” Ah, non, ils n’ont pas dit “et vous ça va ?”!!!
  • Ceux qui demandent à tous un effort collectif, mais qui maintiennent des élections (sic la cohérence stratégique !)
  • Ceux qui envoient un message à leurs prestas avec le minimum syndical des mesures barrières : fermeture des locaux et bonne chance à tous !
  • Ceux qui ne disent rien…
  • Ceux qui achètent des tonnes de pâtes et PQ
  • Ceux qui maintiennent jusqu’à la dernière seconde une fête de club sportif malgré les recommandations d’une adhérente  (consultante en prévention des risques et gestion de crise !) depuis 3 semaines, avec moquerie et mépris ! Oui, oui !!!
  • Ceux qui participent à la théorie du complot avec jubilation
  • Bref, il y a tous ces Incompétents Temporaires… qu’on ne peut blâmer, juste accompagner… ou quitter.

Et il y a heureusement tous les autres :

  • Ceux qui depuis décembre ou janvier réfléchissent avec la pratique du doute rationnel à la situation
  • Ceux qui anticipent les scénarios, et préviennent clients, collaborateurs
  • Ceux qui identifient les activités arrêtables, reportables, transposables à la maison et mettent en place les moyens
  • Ceux qui mettent en place des moyens de communication avec leurs équipes pour garder le lien pendant le confinement
  • Ceux qui remboursent en une semaine (Salle Pleyel) le concert annulé, ou donnent le choix entre un report avec la date fixée et un remboursement (Zenith de Paris)
  • Ceux qui indiquent prendre soins de leurs clients en donnant toutes les mesures (Club Med)
  • Ceux qui envoient le mail parfait à leur sportifs avec information sur l’annulation, empathie, prochain RDV et qui assurent le suivi sur facebook des questions et parfois râleries ! Ecotrail de PARIS
  • Ceux qui restent chez eux et mettent en place avec papi et mamie des visios : “Non mamie, c’est ici qu’il faut cliquer si tu veux me voir… ” parce que responsables, ils savent qu(‘ils faut rester chez soi,
  • Ceux qui gardent leur sens de l’humour et leur créativité
  • Ceux qui nous disent merci pour notre message de dimanche matin
  • Ceux qui vont me manquer pendant tous ces jours
  • Ceux à qui je ne le dirai pas mais ce sera vrai…
  • Ceux qui me permettront de le leur dire maintenant ou plus tard…
  • A tous mes clients extras qui nous aident chaque jour à être meilleurs !

Et il y a enfin ceux…

  • Qui ont déjà perdu un être cher…
  • Qui veillent un être cher…
  • Qui sont loin de lui car il est malade et que le droit de visite est restreint
  • Et ceux qui se débattent entre le brancards et les lits pour donner du paracétamol, ou un respirateur…
  • Ceux qui, en blouse blanche, se font insulter dans les couloirs des urgences…
  • Ceux qui n’ont pas dormi depuis des jours et des nuits…
  • A tous ceux là… Merci.

Soyons responsable, restons chez nous.

 

DSC03456Ce sont des histoires simples comme bonjour…

Une accident, des victimes, une conférence de presse le vendredi soir. Le DG nous appelle, il veut en vitesse trois “éléments de langage” et savoir quoi répondre aux journalistes.

Un enfant qui s’étouffe dans un canapé. Le père qui menace d’appeler Julien Courbet. Le client qui nous appelle en urgence à 20h00 pour savoir quoi dire et préparer un communiqué.

Un enfant qui se blesse dans une animation dans un parc. Une mère qui menace d’appeler la Dépèche du Midi et RMC. La Direction du Parc nous appelle pour un communiqué et une réponse. Idem, samedi, 15h00.

Notre métier consiste à répondre, à assister, à soutenir nos clients, et dans ces cas là, des gens qui sont juste dans un grand stress et une urgence médiatique et que nous ne connaissons pas encore.

Qu’ont-ils de commun ?

Au téléphone, déjà, la politesse et la courtoisie sont minimalistes pour ne pas dire inexistantes ! A peine bonjour…

Un présupposé : nous sommes sensés connaitre leurs activités, l’événement en cours et tout de suite donner des réponses !

Mais le pire c’est que ensuite c’est le silence… Pas un merci, pas un mot, pas de nouvelles. En gros, j’ai passé mon après midi gratos… et c’est NORMAL ! Et bien non ce n’est pas NORMAL.

Alors voici quelques usages basiques, mais essentiels pour de bonnes relations en situation d’urgence !

  1. Dites nous bonjour, cela ne coute rien… et nous met dans une bonne disposition d’écoute. (cf Stage Communiquer et Ecouter, il reste des places !)
  2. Donnez-nous des nouvelles… Nous aimons  bien savoir ce que vous avez fait de ce que nous vous avons dit… (Cf Stage : Donner du sens à ses actions. Il reste des places !)
  3. Dites-nous merci... (Cf Stage : Manager et motiver, il reste des places !)
  4. Soyez patients : même dans l’urgence ! Donnez nous quelques minutes pour appréhender votre contexte. Évitez par exemple de nous dire “mais vous ne comprenez rien !”, alors que vous allez vite ! (Cf : Stage : gérer son stress, il reste des places !)
  5. Restez bienveillants… même si vous n’êtes pas d’accord, nous ne sommes pas des abrutis et ne sommes pas contre vous ! (Cf Stage : gérer ses émotions, il reste des places)
  6. Acceptez une autre vision de la situation. Vous êtes en difficulté certes mais tous les torts ne sont pas du même côté. Cherchons ensemble la meilleure option sans nécessairement mener de combat, entre nous et contre les autres, contre le monde. Et acceptez de regarder la situation avec les yeux du public. (Cf Stage : systémique et communication, il reste des places !)
  7. Donnez-nous le temps de travailler. Nous appeler 8 fois en 40 minutes et ensuite nous eng… parce nous n’avons pas envoyé le mail avec les éléments de langage n’est ni charitable ni juste. (Cf Stage : Gérer son stress… il ne reste peut être plus de place !)

C’est simple comme Bonjour… Bon sang, mais c’est bien sur… et c’était aussi ma croisade (bienveillante ! ) de ce 20 juillet.

 

B20

Perso, j’ai un excellent souvenir de Mme Guigou… ma prof de sport de première et terminale. J’étais dans une école privée et c’est vrai pas la moins douée. Mais c’est surtout la rencontre avec cette femme dans les années 1980, qui m’a fait aimer l’effort, la transpiration, le challenge. Elle m’a aussi appris le respect des règles de jeu et des adversaires. Elle m’a poussée et parfois m’a fait pleurer… mais grâce à elle j’ai eu mon bac : il me fallait les points de gym, sinon c’était rattrapage !!!

Qui elle était ? Une femme, un peu forte, pas sexy, rouquine, pas très grande. Un grand sourire et une poigne incroyable quand elle nous faisait les “parades” en gym. Elle avait sa manière et c’est vrai qu’elle était peut être élitiste…
En première nous sommes 6 ou 7 filles à sortir du lot et elle nous emmène dans des compets inter-lycées le WE. Elle ne devait pas être payée en heures sups… elle le faisait car elle voyait que nous gagnions et que nous étions heureuses de ces réussites !

En entrant en terminale, nous récupérons une autre prof… Grosse déception ! Mais grande idée. Nous sommes les 6 à être d’accord pour préparer le bac gym du mieux possible… nous allons voir Mme Guigou (C’est comme cela que nous l’appelions… euh, dans les coulisses on disait “Guigou”!) : “vous seriez ok pour nous aider à préparer notre bac gym en plus des cours normaux avec notre autre prof… nous on veut faire de la gym et de l’athlé avec vous… ?”

Sa réponse : “Ok les filles, ça marche pour moi. Mais il y a un deal : je m’occupe de la salle, on travaille ensemble tous les mardis midis. Vous irez vous échauffer au gymnase et vous y trouverez sur le tableau les exercices à faire pendant que je déjeune vite fait… si vous n’êtes pas échauffées quand j’arrive, pas de cours ! Et vous rangerez la salle à chaque fois à la fin ? C’est d’accord ? ”

En quelques mois, notre niveau décolle. Et bien sur cela se voit “dans le cours officiel”… il y a les 6 et les autres. Alors en mars, elles veulent nous rejoindre. Nous sommes hésitantes… Pour être claire, cela nous “gave grave” de voir se radiner les copines qui n’ont rien fait depuis septembre alors que nous sommes à 2 mois du bac. Mais Guigou est fairplay. “Ok, vous venez, mais vous prenez le cours en route… à vous de récupérer!” Ouah, elles ont tenu quelques cours et ont laissé tomber, parce que s’échauffer seules, préparer le matériel, ranger le matériel, vite fait avaler un sandwich dans les escaliers… c’était pas leur truc.

Alors, oui le sport c’est l’école de la vie… et la compétition en fait partie.

Mais tous les élèves n’ont pas la même appétence pour l’effort, le challenge,la compet, ni le même talent… alors quand trouverons nous des jeux sportifs, de la corde à sauter, des jeux d’adresse et surtout quand donnerons nous aux profs de sports l’approche psychologique nécessaire pour faciliter l’envie et la motivation…
Avec un peu de liberté et de capacité d’innovation… ca doit être possible. Encore faut il que le sport soit soutenu par l’hygiène corporelle, donc le possible recours à la pudeur et à l’intimité… soutenu aussi par l’hygiène alimentaire… Bref, encore une fois seule une approche holistique du corps et systémique du sport peut nous permettre de faire face à cette humiliation décrite dans le papier ci dessous.

http://www.rue89.com/rue89-sport/2012/11/03/pourquoi-le-sport-lecole-est-souvent-vecu-dans-lhumiliation-236663