Nous ne faisons pas souvent Cocorico sur les Réseaux Sociaux car notre métier, notre activité et les thèmes que nous abordons supposent de la discrétion. Alors lorsque le classement annuel du Magazine DECIDEURS est édité et nous classe depuis des années comme un cabinet à Forte Notoriété… nous en sommes ravis.

Comme ce classement est établi par nos clients et leurs déclaratifs… nous en sommes touchés et très heureux. Et les remercions du fond du cœur de leur présence bienveillante, de leur confiance… car travailler avec nous suppose d’aborder des sujets délicats, de tension, de crise, qui bousculent certitudes et organisations, malmènent Dirigeants et Equipes.

Nous les poussons dans leurs retranchements, parfois de façon un peu cash… mais toujours dans le respect de leurs personnes, équipes, décisions, visions. Notre approche systémique leur permet une vision que leurs convictions peuvent masquer. Notre humour aussi parfois les secoue !

Alors un grand merci à nos clients pour leur reconnaissance. Nous leur adressons par ces lignes tout le plaisir que nous avons à travailler avec eux… même tard le soir ou aux aurores… même pendant les ballades des chiens ou les entrainements de sport !!!

Merci.

Alors pour l’an en 7, 7 acquis !

Nous voilà dans le grand 8… alors souhaitons nous un beau tour !

Il y aura des moments d’extrême vitesse, des moments plus lents ou la crémaillère nous paraitra avoir des courbatures…

Des moments où nous aurons la nausée, le cœur au bord des lèvres et des moments où serrés les uns contre les autres nous nous dirons « quel bonheur d’être là ! » et nous rirons de nos aventures.

Des moments où nous ne verrons pas le bout du manège et d’autres où nous aurons le vertige, d’autres encore qui seront illuminés des lumières de la fête.

Alors faisons de ce grand 8 une expérience collective et personnelle, passionnante, drôle, enrichissante… pour que nous puissions dire dans un an : c’était un vrai grand 8 qui valait la peine d’être partagé ! Avant d’arriver à un an 9 !

Bonne année à tous.

raiddoc

Alors si il y a un livre qui m’a attrapé le cœur ces derniers temps, c’est bien celui du Dr Langlois : « Médecin du RAID ».

Écrit après les attentats du Bataclan et de St Denis, le livre témoigne à la fois de l’horreur mais aussi de l’engagement de ces hommes hors normes que sont les gars du RAID et leurs médecins.

Humilité : le premier mot qui vient. Ils sont humbles entre eux car à la merci de dingues, de fous furieux, de désaxés et lorsqu’ils partent sur une  mission ils ne savent pas ce qui va se passer. Ils ne jouent pas aux sur-hommes (comme peuvent le faire de petits chefaillons ici où là) ils font le job, avec passion et engagement.

Solidarité serait le second. Les médecins ne sont pas armés… ils savent que la tache des « copains » est de les protéger, comme la leur sera peut être celle de les sauver. Ils sont solidaires jusqu’à l »Omelette » le restau dans lequel ils se retrouvent à la fin de l’intervention pour vider le sac émotionnel.

Adaptabilité : ils sont entrainés, sur entrainés, mais jamais assez, et même s’ils ont prévu tous les scénarios, ils sont prêts à s’adapter à gérer, à improviser car ce qui se présentera ne sera jamais comme dans le pire des scenarios. Entrainé aussi, les médecins, à porter des victimes et intervenir avec l’équipement militaire sur le dos, les armes en moins. A savoir 20kg de protection auxquels s’ajoutent les 10Kg de casque !!!

Capacité de décision : il faut décider en temps réel, avec des bruit de balles qui sifflent, qui soigner. La notion de tri prend tout son sens : Mettre de côté celui qui n’a pas de chance de s’en sortir et intervenir au plus vite sur celui dont l’état permet l’espoir. Regrouper les victimes dans le « nid » afin que les services de secours puissent les sortir du site dans une noria précise.

Mais ce que j’ai retenu surtout c’est cette humanité qui se détache, qui transpire de ce livre. Cette approche de l’humain qui est au cœur de tous les processus de préparation. « Je me prépare car je dois limiter l’impact de mon stress en temps réel sur mon intervention ou mes collègues ; je me prépare à décider afin de sauver le plus possible de vie ; je me prépare aussi à ne pas soigner sur place : mon rôle est juste de trier, stabiliser, extraire…  »

Bref, un livre à lire qui redonne foi en l’humanité. Merci Dr Langlois.

2016-Décideurs-Com2crise.pngIl n’y a pas de mal à se faire du bien… surtout quand ce sont nos clients qui nous plébiscitent.

Com2Crise et Omnigibus figurent pour la 5ème année parmi les meilleurs cabinets en gestion et communication de crise.

Nous en sommes évidemment très fiers. Mais, nous restons humbles. Car dans ce métier, l’égo nous conduit dans le mur… Chaque conseil est pesé et chaque décision que prend notre client est lourde de conséquences…

Alors ce sont nos clients que nous remercions ici… pour leur confiance, leur fidélité, leur courage dans des situations complexes.

Nego complexe

Il y a des livres professionnels plaisants et utiles à lire et celui de Marwan Mery en fait partie. Le « manuel de négociation complexe »( Eyrolles, Paris 2015, 2ème tirage) ne permet pas de mener de facto une négociation complexe mais permet de bien comprendre les enjeux, les qualités requises, les facteurs de succès et de motivation, les principes clés à appliquer et repérer les critères de complexité ou éléments déstabilisants.

Le livre est plaisant car structuré, au style simple… loin des poncifs habituels qui vous garantissent ou promettent monts et merveille. Non. La négociation complexe, si elle est structurée est d’abord une affaire de posture personnelle et de travail sur soi. La clé étant la position basse, l’observation et l’empathie : celui qui questionne conduit…

Utile aussi car Marwan Méry aborde l’ensemble des éléments de la négociation : du cadre spatio temporel, en passant par le tryptique des facteurs de complexité que sont les comportements des acteurs (demande irrationnelle, putsch émotionnel, mauvaise foi, mensonge), les situations (menaces, ultimatum, ou négociation impossible) et le potentiel néfaste des interlocuteurs : ceux qui ont des profils pathologiques par exemple.

Et même si nous ne menons pas demain des négociations dangereuses où la vie de personnes sont en jeux, comme le font au quotidien les négociateurs du Raid, nous pourrons facilement vivre les déstabilisations mineures décrites par Marwan Mery : le jeu du « good guy-bad guy » par exemple, ou l’effet « Salami » ou « Colombo » (vous savez le truc de derrière les fagots qui sort et remet tout en cause !!!).

Bref, ce livre est une mine d’or et d’astuces pour tous ceux que la complexité des relations humaines passionne au-delà même des négociations… Bonne lecture. (Et à la question : qu’est-ce que je touche pour cette critique favorable : rien !!! Le plaisir de partager un moment professionnel passionnant !)

 

 

Profils complexes« Comment neutraliser les profils complexes »,

de Laurent Combalbert et Marwan Mery (Eyrolles , 2015)

Comment une simple lecture déclenche une vraie réflexion (et une formation mais c’est un autre sujet !). J’ai dévoré le livre de Marwan Mery et Laurent Combalbert.. . Une première fois, puis j’y suis retournée avec mon marqueur !!! Une structure claire en 4 chapitres dans une écriture limpide.

Le premier chapitre porte sur l’approche globale et le comportement à adopter pour prétendre gérer ou neutraliser les profils dits complexes… C’est d’abord une affaire de travail sur soi et non une baguette magique avec quelques astuces. J’adopte la posture et valide à 100% ce postulat qui change des livres qui « donnent des recettes ».

Ensuite 9-8-7… comme un moyen mnémotechnique…

9 profils opposants, parmi lesquels le ventre mou, la girouette, l’agressif, le bon samaritain (envahissant), l’égocentrique, le réfractaire au changement ou celui qui est toujours de mauvaise foi !!! Bref, on les connait tous, mais on se sent souvent désarmé par leur aplomb ou leur rhétorique…

8 profils difficiles dont le narcissique, le paranoïaque, l’histrionique… Sachant qu’il n’est pas simple de distinguer le psychopathe (merci les films !!!) du sociopathe, du schizoïde… Voilà quelques éclaircissements bien pratiques.

7 profils critiques dont le suicidaire, le pervers, le violent, le psychotique. Il est aussi rassurant de se dire que parfois la fuite et la protection sont les meilleurs voire les seuls moyens de neutralisation.

L’écriture est simple et dynamique. Pas de froufrous… la définition avec un exemple est suivie d’une recommandation sur les conduites à tenir et celles à éviter.

Et si, à l’issue de la lecture, chacun de nous se sent un peu psychopathe, histrionique, pervers… à ses heures, le point clé à retenir est que le profil complexe ou critique est celui qui adopte durablement les comportements décris, en souffre et fait souffrir son entourage… Ouf !!!

Bref, un livre à mettre entre toutes les mains de ceux qui font face à quelques éléments histrioniques, réfractaire à l’autorité ou au changement, ou de mauvaise foi dans leurs entourages personnels ou professionnels.

Decideurs-2014Com2Crise et Omnigibus sont tous les deux cités dans le Guide Décideurs, parmi les meilleurs spécialistes de la communication de crise. C’est la troisième année consécutive et nous en sommes (humblement) fiers…

Nous remercions nos clients pour leur confiance renouvelée et, en échange, nous nous réengageons à leurs côtés avec toute notre énergie, notre enthousiasme, notre persévérance, notre créativité et réactivité… bref, notre passion !

Décideurs Classements 2014-001Le guide Décideurs sort chaque année un classement Risk Management, Assurance et Contentieux. Guide de référence qui recense les professionnels du secteur après  enquête indépendante.

Com2Crise est identifié dans la catégorie Agence en communication de crise, comme ayant une “forte notoriété”.

Nous sommes très fiers de figurer dans ce classement. Nous remercions notre partenaire Olivier Doussot qui avec Omnigibus son cabinet de media training nous apporte un soutien considérable dans nos interventions. Il est une partie importante de notre réussite.

tombolaCas d’entreprise : comment liquider un stock d’objets promotionnels importants en restant éthique ? C’est à dire sans gâchis en période de crise.

  • La problématique (cas réel !):

Le changement de nom de l’entreprise rend son stock d’objets promotionnels obsolète. Du fait de son secteur d’activité et de son action marketing importante ce stock comporte des objets de valeur (foulards et cravates en soie, cartables, stylos, draps de bain, cahiers et blocs notes, beaux calendriers, agendas en cuir…).

Cette entreprise, basée à Lyon, dans le domaine de la santé (donc avec les problématiques des dépenses de soins et remboursements) se veut citoyenne et éthique et même si les objets sont obsolètes, se refuse à un simple passage en benne !

  • Solution : une tombola interne… qui deviendra humanitaire !
  • Idée de départ formulée sous forme de questions :
  1. Comment faire pour que les salariés des fonctions de supports (type RH, Compta, Administration générale…) puisse bénéficier « pour une fois » des objets promotionnels de l’entreprise ?
  2. Comment éviter de « donner » des objets en les abolissant de leur valeur commerciale ?
  • Début de solution :
  1. Pourquoi ne pas faire une tombola ?
  2. Et du coup, si nous faisons une tombola, pourquoi ne pas donner l’argent à une association humanitaire régionale… et combiner ainsi la distribution des objets et une action sociale… donner du sens, encore et toujours, à des objets qui n’en n’ont plus !!!
  • Principe retenu :
  1. Valider le principe de la tombola avec la DG de l’entreprise et identifier un chef projet.
  2. Identifier toutes les contraintes réglementaires, juridiques, RH… telles que : collecter l’argent des collaborateurs : sous quelle forme, avec quelle garantie, par qui ?
  3. Récupérer tous les objets promotionnels en interne, dans tous les services, auprès de tous les chefs de produits en brisant les résistances de ceux qui auraient bien voulu en faire des cadeaux personnels à leurs amis et familles !
  4. Bâtir une liste exhaustive de ces objets et faire une évaluation du stock en termes de valeur marchande.
  5. Mobiliser des prestataires tels que des agences de voyages, des fournisseurs d’objets promotionnels, quelques restaurants locaux, afin d’obtenir des lots complémentaires pour donner encore plus de valeur et d’attraits à l’opération.
  6. Vendre les tickets en interne (sur site ou par correspondance) 2 euros. Une somme modique accessible à tous et qui permet l’achat potentiel de plusieurs tickets !
  7. Identifier l’association humanitaire locale à laquelle destiner ce don.
  • Contraintes :
  1. Mobiliser la direction générale : afin d’obtenir le soutien complet sur l’opération, l’autorisation d’utiliser des salles pour le stockage et le soutien dans la récupération des objets ! Valider avec la direction générale tous les éléments de communication au fur et à mesure.
  2. Mobiliser le service juridique et valider avec lui un règlement de tombola officiel pour éviter les litiges ou prévoir leur mode de règlement. Notamment mobilisation d’un huissier pour le dépôt du règlement.
  3. Mobiliser le service juridique et la DRH pour l’autorisation de récupérer des fonds de la part des salaries. (Une entreprise n’est pas censée faire du commerce avec ses salariés)
  4. Informer les CE / DP de la mise en place de l’opération et obtenir leur soutien.
  • Rebondissement !
  1. Dans le cadre de son soutien, la Direction générale annonce un abondement de 100%… pour chaque ticket acheté par un salarié, la société verse la même somme.
  • Actions :
  1. Mise en place d’une communication par voie d’affichette aux machines à café pour les salariés du siège et un mail aux salariés des forces de vente avec ouverture d’une vente par correspondance pour ces derniers.
  2. Choix du tarif 2 euros le ticket.
  3. Annonce que tous les tickets sont gagnants et que tous les lots seront gagnés.
  4. Publication officielle de la liste des objets qui seront regroupés ensuite en lot afin qu’aucun objet ne soit pas distribué, et que tous les tickets soient gagnants. Ce qui a supposé une énorme contrainte logistique : attendre de clôturer la vente des tickets pour répartir les lots dans le nombre de sacs correspondants.
  • Résultats attendus :
  1. Sur les 400 salariés de l’entreprise, force de vente et siège : 2 tickets par 50 % de la population. Soit 400 tickets…C’était notre hypothèse !!!
  • Résultats :
  1. 780 Tickets vendus !
  2. Soit un chèque de plus de 3000 euros remis à l’association… en liquidant les objets publicitaires !!!
  • Résultats qualitatifs :
  1. Une communication positive sur le changement de nom !
  2. Un événement sympathique qui change de la traditionnelle galette des rois !
  3. Des salariés contents de gagner des lots !
  4. Des managers contents d’avoir gagné de la place !
  5. Un stock d’objets liquidés dans une bonne ambiance et avec éthique.
  6. Une association humanitaire régionale qui reçoit un chèque !

communique-presseLes journalistes écrivent ce qu’ils veulent… ne font que du sensationnel… trahissent les communiqués de presse et les propos qu’on leur tient ! Bref, ces pauvres journalistes sont, à entendre les managers, responsables de tous les maux !

Ca fait plus de 20 ans que je travaille avec des journalistes et à part deux exceptions, je n’ai jamais eu à faire à des incompétents, ni des nuisibles… Même si de temps en temps, je faisais face à quelques coquilles.

En revanche, j’ai lu, reçu des communiqués de presse… à pâlir d’horreur !

Ci-dessous les 30 trucs efficaces pour envoyer votre communiqué “direct benne”, avec moins de 30 secondes de stop sur le bureau du destinataire…

  • Pas de nom d’entreprise,
  • Pas de contact presse direct dans l’entreprise,
  • Pas de ligne téléphonique directe,
  • Pas de date complète,
  • Un titre « général » : “Nominations”, “lancement de produit”.
  • Pas de logo, ou changement de papier à entête tout le temps,
  • Papier à entête d’une grosse agence qui arrose les journaliste (voire les inonde !)
  • « Etre très fier de ou très excité de… » Les américains disent et écrivent cela ! Pas en France. Justement ça excite les journalistes.
  • Une lettre attachée avec remerciements aux partenaires et sponsors,
  • Un historique de la société d’une page,
  • Rédiger recto – verso,
  • Utiliser des sigles, des chiffres et du jargon,
  • Mentionner “Nouveau, exceptionnel, unique au monde…”,
  • Indiquer « Vu à la TV »…
  • Joindre la liste des destinataires… avec la direction de l’entreprise, les différents sites…
  • Se tromper de destinataire, écrire à un journaliste qui n’est plus dans le journal depuis 2 ans… voire qui est mort !
  • Réagir quand le communiqué n’est pas publié in extenso,
  • Faire des fautes d’orthographe,
  • Indiquer « prière d’insérer »,
  • Ajouter une carte avec la « recommandation du service publicité »,
  • Votre événement ou produit n’est pas nouveau… et le dire ! (mais si, j’ai un exemple sous la main, il y en a qui le disent “ce produit n’est pas nouveau, il réalise d’ailleurs notre plus gros chiffre d’affaires…”),
  • Votre produit est défaillant au moment de sa mise sur le marché… si, si, du vécu !
  • Relancer sans nuance le destinataire (si encore c’est le bon !),
  • Faire un communiqué de 5 pages,
  • Ne pas hiérarchiser ni classer les informations,
  • Afficher un mépris voilé « un journal digne de ce nom ne peut qu’être intéressé… »,
  • Faire preuve d’arrogance « une telle information ne peut qu’intéresser votre journal… »,
  • Joindre une revue de presse avec les parutions des confrères…
  • Rédiger sous forme d’interview de journal interne…
  • Envoyer des photocopies N&B des photos, ou même du communiqué…Je complèterai sûrement cette liste et vous pouvez m’aider !!!