C’est la place des virgules qui est importante !!!

Dans l’arrêté municipal de Carrières sur Seine, publié ce mardi 24 mars, nous lisons :

“Sont interdits :

  • jogging, vélo à plusieurs, y compris en couple” .

Donc à compter de ce jour le jogging est interdit… Mais c’est sans doute une bête histoire de virgule manquante ou mal placée. Sans doute fallait-il lire (ou écrire) que les “jogging et vélo, (virgule ici !) à plusieurs et en couple” étaient interdits.

Car plus bas, que tous les néo-joggeurs se rassurent (et ils sont très nombreux depuis le 17 mars… )

“sont autorisés :

  • le jogging ou marche rapide seul (ouf, j’ai cru que c’était fini de ma nouvelle addiction aux endorphines !!!)
  • la sortie à pied rapide (1 adulte + 1 enfant mineur, poussette si bébé)
  • la sortie à pied rapide seul avec animal de compagnie”

Donc avec la poussette et le toutou pensez bien à marcher fissa !!! Si vous marchez lentement, la prune !!! Si, si relisez bien… il est interdit de sortir mais autorisé de marcher rapidement !!! En fait, le sens est sans doute : sont autorisés jogging ou marche rapide, sortie à pieds courte, sortie à pieds courte seul avec un toutou”

En fait très bon exercice de sémantique pour les enfants… 🤪 Toute la différence entre rapide et courte. On peut être bref sans être rapide, et faire court en prenant son temps !!!

Vous avez … 4 semaines pour étayer votre propos.

Muriel

 

 

Aujourd’hui, travail au taquet en visio, et une bonne séance de sport… donc mon billet, tient en 4 citations…

Si Saint Cyr dit du Management que c’est : “La Capacité à discerner dans la complexité, décider dans l’incertitude,  et agir avec responsabilité”… il pourrait être Responsable Cellule de Crise quelque part dans le Paris 8ème !!! A tout le moins, consultant !!!

Mickael Phelps, le plus grand nageur de tous les temps a dit “Si tu échoues à te préparer… alors prépare toi à échouer…”. Je vais proposer un custom Covid19 ! Si tu échoues à te confiner, tu te prépares à te confiner (définitivement !!!)” Elle est pas mal celle-là !!!

Et une que j’aime beaucoup de Yves Clot : “L’urgence est souvent la compensation d’une longue inaction en préparant le retour à l’inertie”… Il est visionnaire cet homme-là quand on regarde la succession des décisions de nos gouvernants !!!

Forcément, Patrick Lagadec, lui, n’a pas été entendu lorsqu’il a écrit “L’expérience c’est ce qui est acquis après en avoir eu besoin…”. Sans rire, Canicule, Hormone, Sang Contaminé, Vache folle, Amiante… on en a de l’expérience pourtant !!! Alors qu’est ce qui bugue ?

 

 

Ce matin conf’call… 10h00, le rdv a été fixé hier. Pas d’urgence majeure, mais un point de situation entre le Japon, la Catalogne, et deux sites en France. Toutes les entités sont confinées.

On est à l’heure au rendez-vous… et les nouvelles s’échangent. La structure japonaise a fait revenir deux de ses ressortissants qui sont d’habitude en Angleterre, anticipant sans doute la fermeture des frontières.  Il reste malgré tout un ressortissant Japonais au UK, qui du fait de sa fonction n’a pas pu rejoindre la tribu.

Les cas, la situation, le confinement, le rapport au temps, ce que cela changera, car il y aura un avant et un après. On parle des JO… report, ou pas report. 2022 serait la meilleure hypothèse avec une information aux athlètes rapide pour éviter un entrainement inutile, et permettre aux entreprises qui tablent sur les rentrées financières des JO de se retourner… On parle de notre optimisme, de notre relation aussi au travail, à la santé… On parle, on rit… on se donne RDV samedi prochain, 10h00.

On… c’est nous, la famille. Père, mère, frère, sœur et leurs enfants, sauf une qui a du rester en Angleterre. C’est notre première conférence téléphone… tout première. Alors que cela fait des années que nous sommes sur 4 pays… Que nous nous voyons quelques jours par an. Alors oui, en nous obligeant à rester chez nous, ce confinement déclenche l’envie de nous parler et de prendre des nouvelles. Le besoin de s’entendre, peut-être de se rassurer (ça c’est pour Maman !!!LOL), de rire ensemble, de conjurer les barrières, la distance et le temps.

Alors pourquoi ne le faisions nous pas avant ? Manque de temps ? C’est un alibi bidon. 30 minutes c’est rien… Et si nous décidions qu’il y ait un avant… et un après. Et que dans cet « après » il y ait cette place à ce rire, à ce moment, cette complicité… comme le 15 février, quand  on a débarqué de tous les pays pour faire un anniversaire surprise à notre papa !

Rdv samedi 10h00. Pour la Conf2 !

Voilà ce soir point de billet technique… juste un papier d’ambiance de ce J4 de confinement depuis Carrières sur Seine.

« Je savais que la vague du tsunami était devant nous. » « Le 30 janvier,  j’ai averti Edouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir. » « On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. »La bombe !!! Pas Agnès Buzyn… mais cette confidence faite aux journalistes du Monde le 17 mars. Comment en une phrase achever de ruiner un dispositif déjà bancal !!! On voudrait le faire… on n’y arriverait pas. 

Le retour d’expérience de cette crise sanitaire sera intéressant. Mais sans l’attendre, peut être pouvons-nous déjà revenir à quelques points clés en termes de gestion de crise d’un point de vue comportemental.

Dans un dispositif de prévention, de gestion ou de communication de crise, il est souvent utile, pour les acteurs de la cellule de crise, de définir des règles de prise de décision, de communication et de comportement.

Définies collectivement, en amont, et “à froid”, alors ces règles permettent de s’y référer, en cas de besoin, “à chaud”, tant au sein de la cellule de crise qu’en externe. Là, en ce 19 mars, c’est entre chaud patate et chaud bouillant !!!

Règle de collégialité.  Toutes les décisions prises au sein de la cellule de crise sont collégiales même si elles ne font pas l’objet d’un consensus. Peut-être ne serons-nous pas d’accord et nous échangerons au sein de la cellule de crise. Mais une fois la décision prise nous serons solidaires de cette décision afin d’éviter tout effet Milgram de discrédit de la cellule de crise. Dans notre cas, la phrase de l’ex Ministre de la Santé discrédite directement le gouvernement. Aïe !!! pas bon ça !

Règle de 3. Toute décision devra être prise parmi trois options au minimum. Une décision prise sur une seule option est une contrainte. Parmi deux, elle relève de l’alternative, parmi trois la décision est un vrai choix. Il y avait deux options retenues pour les élections. Option 1 : on reporte. Option 2 : On maintient… et bien option 3 : on maintient la moitié et on reporte l’autre, s’est imposée d’elle-même. Ah, ça c’est original !!! J’espère que ce ne sera pas pareil pour les JO !!!

Règle des bénéfices / risques. Chaque option évidente devra être discutée et évaluée selon ses degrés de risques à être prise ou non prise, et bénéfices à être prise ou non prise. Toute décision devra être envisagée avec les pires des conséquences, et pas seulement les meilleurs des bénéfices. Elle sera prise en tenant compte du fait que « les pires de ses conséquences seront les mieux assumées » et ce… dans le pire des scénarios. Bon, là on est bien passé à côté  ! Une belle sous évaluation des signaux faibles…

Règle de confidentialité évidente. Toute décision sera réputée confidentielle à défaut d’être précisée comme divulgable à l’extérieur. Il est nécessaire de préciser cette règle de confidentialité à chaque prise de décision afin d’éviter toute fuite anticipée et préjudiciable à la gestion de l’événement. Avec les réseaux sociaux et les courses individuelles plus que collectives à briller… c’est pas gagné !

Règle de cohérence stratégique. Oups !!! Toutes les décisions prises seront en ligne avec la stratégie de la cellule de crise. Au moment de la prise de décision, se poser la question : en quoi est-elle cohérente avec la stratégie mise en place jusque-là ? Ou quelle peut être la perception par les publics de telle décision… Là aussi on a un peu de travail d’alignement dans la gestion de la crise Covid19 : Non au marathon de Paris parce que les coureurs crachent, mais oui aux élections. Oui au confinement stricte… mais avec autorisation de jogging… Oui à la balade, mais pas sur la plage… enfin là c’est un peu le cirque quand même, il faut bien reconnaître !!!

Devoir de challenge. Si une décision s’avère inexploitable, injuste, incohérente… il est du devoir de chacun de challenger cette décision avant son application. Si elle a été appliquée, il appartient à la cellule de crise de décider ou non de poursuivre sa stratégie et tenant compte de ce nouveau paramètre de l’inadaptation. Bon, Madame Buzyn… dire après « je le savais…et j’ai prévenu ! » c’est pas sympa pour vos camarades de jeu ! Bon, ils ne le sont plus, remarquez bien, maintenant.

Règle de régulation.  Les désaccords potentiels entre les membres de la cellule de crise ne sont pas exprimés à l’extérieur de cette dernière. Ils font l’objet d’une régulation en interne. Tsss… depuis le 17 mars, entre le Président du Conseil Scientifique qui dit que le confinement durera plus longtemps, Mme Buzyn qui fait des siennes, et bien… on n’est pas sorti de l’auberge !!! Sachant que c’est juste pour faire référence aux événements en cours. Les exemples ne manquent pas.

Règle de soutien.  Lorsqu’un porte-parole est identifié sur un sujet, il est accompagné lors de la préparation des éléments de langage, lors de ses prises de parole, et lors du débriefing. La préparation des éléments de langage… Tsss. Là aussi, on a du travail. Parler 10 minutes de confinement sans en parler. Appelons un chat un chat… et non un félin domestique ! N’est-ce pas Jimmy Canidé ??? Mais ils sont où les conseils en communication ?

En tout état de cause, cette période est passionnante et les grands parents ne pourront plus nous dire “toi, tu te tais, tu n’as pas connu la guerre !” Rires.

Muriel

 

 

 

 

“Prévoyez le pire, et vous ne serez pas déçus” dit-on en situation de crise. Il semble que cette belle maxime n’ait pas été intégrée par nos décideurs et gouvernants pour la gestion de la crise Covid19.

Lorsqu’une situation se dégrade et qu’elle commence à avoir 3 paramètres que sont :

  • L’urgence de la prise de décision
  • L’incertitude du lendemain : évolution, ampleur…
  • et L’émotion des populations due une perception de risque, nous pouvons sans trop de doute la labelliser CRISE.

Si vous voulez enlevez le doute, vous ajoutez :

  • La nature sanitaire, de l’événement
  • L’ampleur exceptionnelle de celui ci, et normalement, serait bien stupide celui qui dirait “nous maîtrisons la situation”.

Alors oui, nous sommes dans une situation de crise, depuis décembre. Mais les quelques-uns qui le disaient étaient accusés de provoquer le mal, être pessimistes, psychotiques… et autres.

“C’est une simple grippe. Fin du débat.”

Alors quand il s’agit de :

  • maintenir une fête de club
  • maintenir des vacances à Majorque
  • maintenir des voyages scolaires
  • maintenir des déplacements professionnels
  • maintenir des élections, comment se prend la décision ?

La règle est simple : on fait le choix de la solution, dont les pires conséquences sont les mieux assuméesdans le pire des scénarios. C’est cela être responsable.

Il y a deux scénarios : pour une raison X, en France, l’épidémie se calme. Ou, si la situation se déroule comme en Chine, elle prend de l’ampleur et le nombre de malades explose.

  • Maintenir la fête du club de triathlon, dans le pire des scénarios ou il y a des centaines de malades en région parisienne, on fait la fête avec 120 personnes dans un espace fermé ? Sérieux !
  • Stage de nage à Majorque, il y a des cas en Espagne et dans le Monde, dans le pire des scénarios, on emmène 10 personnes…, au risque de ne pas pouvoir rentrer, d’être malade sur place et en mettant des gens qui ne se connaissent pas à 2 par chambre !!! Sérieux !
  • Maintenir les déplacements professionnels, salles de réunions serrées, openspace… on maintient ou on demande aux collaborateurs de réduire les réunions, de travailler à distance ? Sérieux !
  • Maintenir les élections ou pas… Dans le pire des scénarios, explosion de cas… on maintient, avec des assesseurs face au public dans des espaces fermés toute la journée ou on  reporte ? Sérieux !

“L’expérience c’est ce qu’on a acquis après en avoir eu besoin.” P.Lagadec.

Normalement, en France du moins, avec l’hormone de croissance, le sang contaminé, la canicule de 2003, l’amiante, on devrait avoir de l’expérience. Alors comment se fait-il que nous prenions toujours ces mêmes décisions idiotes ? Même Dan Ariely y perd son latin !!!

Alors oui, j’ai envisagé, de filer au Cap Ferret pour vivre ce confinement… Mais en discutant, j’ai changé d’avis et je suis restée. Pourquoi ? Parce que dans le pire des scénarios :

  • je serai loin des miens s’ils tombent malades
  • je pourrais aussi bien être porteuse de la maladie et participer à sa dissémination sur la presqu’île (et le premier hôpital est à 25 km !)

Alors je reste ou je pars ? Sérieux !

 

 

Hier, j’ai failli criser quand une de mes amies a commencé à trouver le confinement long, et elle disait que ses élèves lui manquaient… Certes elle a raison.

  • Oui, c’est pénible…
  • Oui, ça va être long…
  • Oui, ça va sans doute durer plus que 15 jours…
  • Oui, oui, oui tout cela est vrai !

Mais, il y a des mais…

  • Mais on est utile en le faisant. Sauver des vies en restant chez soi, ça le fait, non ?
  • Mais on a la chance de pouvoir le faire. Oui on a la chance de pouvoir se confiner.

Il y a ceux qui doivent soigner jour et nuit sans justement pouvoir se confiner… ne serait ce qu’une journée avec leur famille.

Il y a ceux qui dorment dehors qui n’ont pas d’endroit où se confiner, il y a ceux qui n’auront plus de piécettes parce que nous sommes confinés, il y a ceux qui n’ayant pas de piécettes ne pourront pas acheter le basique sandwich, il y a ceux qui sont en train de mourir de ce Covid19 parce qu’on n’a sans doute pas été confinés assez tôt (ce sera l’objet d’un papier technique sur la gestion des crises).

Et il y a tous ceux qui sont confinés pour une fin de vie, qui n’avaient déjà pas beaucoup de visite, qui n’en n’auront plus du tout.

Et j’ose… oui j’ose, allez… il y a tous les animaux confinés à vie dans des parcs, cages, zoos… ils ne sont ni malades, ni méchants… juste punis par notre bêtise.

Alors oui, ça va être un peu long… oui ça va changer notre monde et notre vie… Mais ne commençons pas à râler en j2. Et transformons cette expérience… comme un essai de rugby !!! Rendons-nous utiles !

Et pour Jim et moi, c’est l’heure de la balade. Parce que j’ai la chance d’être confinée dans une jolie commune…

Plein de pensées à tous.

#Happyconfin’ #jour2 #Confinneutile

 

7h00… Le réveil. Jimmy Chien saute sur le lit et c’est la classique séquence jeu ! La routine, quoi. Sauf que la routine balade de Jimmy, vélo, métro, boulot, métro, vélo, Balade de Jim, sport… oups ! Finie.

On vire : vélo, métro, boulot, métro, vélo, sport… Il reste Balade de Jim et balade de Jim. Rhooo… C’est Jim qui est content ! Et vous ? Comment vous vivez cette période ? Heureux de cette pause imposée… ou angoissé de cette non activité forcée ?

Plus sérieusement, qu’est ce qui peut bien nous angoisser à l’idée de rester chez nous 15 jours, 30 jours, 45 jours ? Bien sûr, si on fait abstraction des pertes financières… Alors je me suis fait un inventaire des raisons. Je vous le livre comme il me vient…

  • Il va falloir que je range,
  • Je vais être avec mon mari, ma femme, mes gosses, H24 (Bon, là ça va, je ne suis pas concernée !!!)
  • Je ne sais pas quoi faire… (pas concernée non plus…)
  • C’est petit chez moi, ou c’est grand…
  • Je vais me sentir seul(e)
  • Pourvu qu’Internet ne me lâche pas…
  • Juste j’avais un rancard amoureux (j’aurais bien aimé !!! On aurait pu se confiner à deux !!!)
  • On est en instance de séparation… ça va être la galère !
  • Mes enfants sont chez leur père (mère) je ne vais pas les voir pendant X jours

En fait, la routine qui fait râler… est cassée, et elle va manquer à beaucoup finalement.

Alors une double réflexion me vient… et si nous regardions notre routine habituelle avec un regard neuf. Elle était rassurante, peut être, structurante, sans doute, et lénifiante, parfois. Aujourd’hui nous pouvons en créer une autre, temporaire ou durable…changer la donne, changer le rapport au temps, et aux autres.

  • Prendre le temps d’un petit déjeuner ensemble, puisque rien de presse… Et si je suis seul(e), lire la presse, ou un livre 20 minutes avec mon café.
  • Ranger (ensemble) le nid, pour créer un espace cosy, aussi petit soit-il, pour s’y sentir bien ensemble ou seul, le temps de ce confinement.
  • Classer les livres et décider de ceux que nous allons donner, et relire ceux qui nous font un clin d’oeil, qu’on avait achetés il y a des années et mis de côté “pour plus tard, quand j’aurai le temps”
  • Trier les photos, organiser, regarder, repenser à tous ces bons moments oubliés dans les ordis et tablettes…
  • Trier les vêtements et préparer des dons.
  • Parler de son travail à celui ou celle qui nous voit en revenir cassé le soir, demander un conseil, expliquer quelque chose,
  • Regarder ses enfants et voir comment ils ont changé
  • S’habiller le matin, non plus pour ses collègues mais pour celui qui est là… se maquiller pour lui
  • Regarder sa femme se maquiller, et lui dire qu’elle est jolie… et qu’on est heureux de vivre cela avec elle.
  • Jouer ensemble le soir au Triomino ou Rumikub Lettres (Papa, tu connais une version en ligne ? )
  • Prendre contact par visio avec Papi et Mamie chaque jour pour raconter une blague ou prendre des nouvelles.
  • Décider d’une nouvelle façon de se parler pendant ce temps difficile, pour ceux qui sont obligés de cohabiter dans une instance de divorce par exemple… ou avec l’ado “compliqué” qui se trouve “coincé” avec ses parents sur le dos H24 !
  • Sortir 20 minutes en regardant ce coin où on habite avec un œil neuf
  • Faire “coucou” à un voisin en passant devant chez lui… Penser à lui imprimer les “dérogations de déplacements”

Il y a surement plein d’autres idées… pour faire de ce moment un #HappyConfin’ et une autre routine, et changer notre rapport au temps, aux lieux,  aux gens… et au travail !!!

#HappyConfin’ #Ilesttempsdechanger #Opportunite

 

 

Face à une situation aussi inédite par sa nature, qu’exceptionnelle par son ampleur, il y a ceux…

  • Qui intiment un “C’est juste une grippe. Fin du débat.”
  • Qui rigolent, font la fête de fin du monde dans les parcs, ou jardins la veille du confinement
  • Qui partagent un thermos de café appuyés sur le capot d’un camion, devant un chantier chez moi, en s’amusant des dernières vannes Coro(sives) 19, ce matin lundi 16 mars
  • Qui traitent de psychotique hystérique ceux qui portent des masques aujourd’hui
  • Ceux qui ne gèrent ni leurs clients, ni leurs prestas au motif “qu’il y a bien eu les élections”
  • Ceux qui se demandent s’ils vont abandonner leur chien ou leur chat qui pourrait transmettre le virus, ou qui (dans le cas du chien) aura besoin de sortir…
  • Ceux qui se sont dépêchés de partir en vacances mercredi… “la cellule de crise va gérer”
  • Ceux qui sont en vacances et se foutent de ceux qui auraient du les rejoindre “nous on s’amuse ici…il y a de la bière ? Et vous ça va ?” Ah, non, ils n’ont pas dit “et vous ça va ?”!!!
  • Ceux qui demandent à tous un effort collectif, mais qui maintiennent des élections (sic la cohérence stratégique !)
  • Ceux qui envoient un message à leurs prestas avec le minimum syndical des mesures barrières : fermeture des locaux et bonne chance à tous !
  • Ceux qui ne disent rien…
  • Ceux qui achètent des tonnes de pâtes et PQ
  • Ceux qui maintiennent jusqu’à la dernière seconde une fête de club sportif malgré les recommandations d’une adhérente  (consultante en prévention des risques et gestion de crise !) depuis 3 semaines, avec moquerie et mépris ! Oui, oui !!!
  • Ceux qui participent à la théorie du complot avec jubilation
  • Bref, il y a tous ces Incompétents Temporaires… qu’on ne peut blâmer, juste accompagner… ou quitter.

Et il y a heureusement tous les autres :

  • Ceux qui depuis décembre ou janvier réfléchissent avec la pratique du doute rationnel à la situation
  • Ceux qui anticipent les scénarios, et préviennent clients, collaborateurs
  • Ceux qui identifient les activités arrêtables, reportables, transposables à la maison et mettent en place les moyens
  • Ceux qui mettent en place des moyens de communication avec leurs équipes pour garder le lien pendant le confinement
  • Ceux qui remboursent en une semaine (Salle Pleyel) le concert annulé, ou donnent le choix entre un report avec la date fixée et un remboursement (Zenith de Paris)
  • Ceux qui indiquent prendre soins de leurs clients en donnant toutes les mesures (Club Med)
  • Ceux qui envoient le mail parfait à leur sportifs avec information sur l’annulation, empathie, prochain RDV et qui assurent le suivi sur facebook des questions et parfois râleries ! Ecotrail de PARIS
  • Ceux qui restent chez eux et mettent en place avec papi et mamie des visios : “Non mamie, c’est ici qu’il faut cliquer si tu veux me voir… ” parce que responsables, ils savent qu(‘ils faut rester chez soi,
  • Ceux qui gardent leur sens de l’humour et leur créativité
  • Ceux qui nous disent merci pour notre message de dimanche matin
  • Ceux qui vont me manquer pendant tous ces jours
  • Ceux à qui je ne le dirai pas mais ce sera vrai…
  • Ceux qui me permettront de le leur dire maintenant ou plus tard…
  • A tous mes clients extras qui nous aident chaque jour à être meilleurs !

Et il y a enfin ceux…

  • Qui ont déjà perdu un être cher…
  • Qui veillent un être cher…
  • Qui sont loin de lui car il est malade et que le droit de visite est restreint
  • Et ceux qui se débattent entre le brancards et les lits pour donner du paracétamol, ou un respirateur…
  • Ceux qui, en blouse blanche, se font insulter dans les couloirs des urgences…
  • Ceux qui n’ont pas dormi depuis des jours et des nuits…
  • A tous ceux là… Merci.

Soyons responsable, restons chez nous.

 

Émotion, urgence et incertitude : tels sont trois piliers de la gestion et de la communication de crise

La gestion des crises supposera des prises de décisions rapides et responsables avec trois paramètres essentiels que sont l’émotion, l’urgence et l’incertitude.

L’émotion d’abord. En effet, quelle que soit la situation, la perception qu’en auront les publics concernés sera d’abord émotionnelle, avec des scénarios du type « Cela aurait pu être mon enfant… », par exemple. Donc, une subjectivité majeure et des ressentis très forts qui s’exprimeront de différentes manières. De surcroît, une émotion chez l’un génère une émotion chez l’autre. Prenons l’exemple de celui qui exprime une peur à celui qui ne la ressent pas. Il est probable que, de manière circulaire, le non ressenti du second amplifie la perception du premier, qui à son tour déclenchera une autre émotion réponse : peut-être l’agacement, la colère… nul ne sait. Mais il est rare qu’une émotion exprimée, de façon répétée, laisse les autres de marbre.

L’urgence ensuite. Si vous ne dites pas qui vous êtes et ce que vous faites, d’autres diront ce que vous n’êtes pas et ce que vous ne faites pas. Gardez cela en tête ! Il vous faudra vite informer, vite communiquer, vite être présent… et le rester ! À défaut, votre position sera nécessairement défensive en réponse aux attaques de ceux qui vous perçoivent défaillant et vous le reprochent, par médias interposés. Et celui qui « sert le premier à l’avantage ! »

L’incertitude enfin. Vous ne saurez pas de quoi demain est fait… vous ne pourrez travailler que sur des scénarios et des hypothèses. Vous envisagerez le pire des scénarios, le meilleur et le plus probable. Et seul le temps saura vous dire si vous avez eu raison. C’est donc dans cette incertitude et sans la moindre boule de cristal qu’il vous faudra parler et agir…

Distinguer gestion et communication de crise

Dans notre réflexion, nous distinguons bien la gestion de la crise de la communication de crise. Point de fiches réflexes dans notre approche, mais bien des recommandations en termes de communication et de posture ou comportement. Et ces recommandations seront exclusivement orientées « communication interpersonnelle ». Chacun de nous a une structure de personnalité différent. Face à un événement dramatique, une crise, nos perceptions et nos réactions ne seront pas les mêmes. Certains seront prostrés, là où d’autres passeront à l’action, ou encore seront agressifs et vindicatifs.

Notre démarche, en particulier dans le livre que nous vous proposons, consiste à vous donner les clés pour faire face à ces réactions émotionnelles : que ce soit les vôtres, comment les gérer au mieux, ou celles de votre entourage professionnel, les membres de votre cellule de crise, ou celles des salariés, des victimes, et de tous les publics concernés ou impactés par l’événement de votre entreprise. Nous vous indiquerons également comment annoncer des mauvaises nouvelles et faire face aux réactions…

Si vous souhaitez des fiches réflexes ou des ouvrages sur la gestion opérationnelle de la crise, une bibliographie complète vous sera remise.

Vous voulez en savoir plus ? Guettez nos posts respectifs. Vous souhaitez nous poser des questions : avec plaisir nous ferons au mieux pour y répondre. Vous souhaitez connaitre votre profil de communicant Process Com… c’est avec plaisir que nous vous accompagnerons.

Muriel Jouas et Olivier Doussot

 

 

 

 

 

En situation de crise, nous pouvons perdre nos moyens alors que les premières minutes sont critiques en termes de prise de parole. Alors pour nous guider, réfléchissons dans le FRACAS !!! Et posons-nous ces quelques questions.

F comme Faits :

  • Que se passe-t-il ? Où ? Depuis quelle heure ? Quelles sont les premières conséquences connues ? Les hiérarchiser : humaines, environnementales, techniques, financières.  A quelle heure la Direction de l’entreprise a-t-elle été informée, s’est-elle mobilisée ? Où ?

R comme Ressources :

  • De quelles ressources disposons-nous ? En termes de temps, matériel, personnes disponibles : acteurs de la cellule de crise ou experts, fonctions supports mobilisables… Listons ici tous les appuis même les plus minimes qui vont être autant d’éléments rassurants.

A comme Actions :

  • Quelles premières mesures avons-nous prises dont nous pouvons parler immédiatement ? Alerter le DG, mobiliser la cellule de crise, sécuriser la zone, évacuer les personnels. Parfois les mesures nous paraissent infimes et nous omettons, dans notre stress, de les transformer en messages.

C comme Communication :

  • De tous ces éléments, que pouvons-nous dire ? Par qui ? A qui ? Comment ? Il s’agit avec ces premiers éléments de construire la première prise de parole mobilisatrice de la Direction aux côtés des parties prenantes.

A comme Anticipation :

  • Se mobiliser et envisager tous les scénarios… même les pires ! Si le pire n’est jamais sûr, il reste bien probable ! Et se préparer au pire, c’est s’assurer de ne pas être déçu !!!

S comme Solutions :

  • Face à ces scénarios, quelles sont les solutions, options, mesures que vous pouvez prendre. Les lister et se préparer facilite la gestion des rebonds et sur crise.

Voilà en quoi le FRACAS peut finalement nous aider !

Muriel Jouas