, ,

L’urgence médiatique, l’assistance… et le mépris complet !

DSC03456Ce sont des histoires simples comme bonjour…

Une accident, des victimes, une conférence de presse le vendredi soir. Le DG nous appelle, il veut en vitesse trois « éléments de langage » et savoir quoi répondre aux journalistes.

Un enfant qui s’étouffe dans un canapé. Le père qui menace d’appeler Julien Courbet. Le client qui nous appelle en urgence à 20h00 pour savoir quoi dire et préparer un communiqué.

Un enfant qui se blesse dans une animation dans un parc. Une mère qui menace d’appeler la Dépèche du Midi et RMC. La Direction du Parc nous appelle pour un communiqué et une réponse. Idem, samedi, 15h00.

Notre métier consiste à répondre, à assister, à soutenir nos clients, et dans ces cas là, des gens qui sont juste dans un grand stress et une urgence médiatique et que nous ne connaissons pas encore.

Qu’ont-ils de commun ?

Au téléphone, déjà, la politesse et la courtoisie sont minimalistes pour ne pas dire inexistantes ! A peine bonjour…

Un présupposé : nous sommes sensés connaitre leurs activités, l’événement en cours et tout de suite donner des réponses !

Mais le pire c’est que ensuite c’est le silence… Pas un merci, pas un mot, pas de nouvelles. En gros, j’ai passé mon après midi gratos… et c’est NORMAL ! Et bien non ce n’est pas NORMAL.

Alors voici quelques usages basiques, mais essentiels pour de bonnes relations en situation d’urgence !

  1. Dites nous bonjour, cela ne coute rien… et nous met dans une bonne disposition d’écoute. (cf Stage Communiquer et Ecouter, il reste des places !)
  2. Donnez-nous des nouvelles… Nous aimons  bien savoir ce que vous avez fait de ce que nous vous avons dit… (Cf Stage : Donner du sens à ses actions. Il reste des places !)
  3. Dites-nous merci... (Cf Stage : Manager et motiver, il reste des places !)
  4. Soyez patients : même dans l’urgence ! Donnez nous quelques minutes pour appréhender votre contexte. Évitez par exemple de nous dire « mais vous ne comprenez rien ! », alors que vous allez vite ! (Cf : Stage : gérer son stress, il reste des places !)
  5. Restez bienveillants… même si vous n’êtes pas d’accord, nous ne sommes pas des abrutis et ne sommes pas contre vous ! (Cf Stage : gérer ses émotions, il reste des places)
  6. Acceptez une autre vision de la situation. Vous êtes en difficulté certes mais tous les torts ne sont pas du même côté. Cherchons ensemble la meilleure option sans nécessairement mener de combat, entre nous et contre les autres, contre le monde. Et acceptez de regarder la situation avec les yeux du public. (Cf Stage : systémique et communication, il reste des places !)
  7. Donnez-nous le temps de travailler. Nous appeler 8 fois en 40 minutes et ensuite nous eng… parce nous n’avons pas envoyé le mail avec les éléments de langage n’est ni charitable ni juste. (Cf Stage : Gérer son stress… il ne reste peut être plus de place !)

C’est simple comme Bonjour… Bon sang, mais c’est bien sur… et c’était aussi ma croisade (bienveillante ! ) de ce 20 juillet.

 

,

Le sport à l’école… de l’humiliation

B20

Perso, j’ai un excellent souvenir de Mme Guigou… ma prof de sport de première et terminale. J’étais dans une école privée et c’est vrai pas la moins douée. Mais c’est surtout la rencontre avec cette femme dans les années 1980, qui m’a fait aimer l’effort, la transpiration, le challenge. Elle m’a aussi appris le respect des règles de jeu et des adversaires. Elle m’a poussée et parfois m’a fait pleurer… mais grâce à elle j’ai eu mon bac : il me fallait les points de gym, sinon c’était rattrapage !!!

Qui elle était ? Une femme, un peu forte, pas sexy, rouquine, pas très grande. Un grand sourire et une poigne incroyable quand elle nous faisait les « parades » en gym. Elle avait sa manière et c’est vrai qu’elle était peut être élitiste…
En première nous sommes 6 ou 7 filles à sortir du lot et elle nous emmène dans des compets inter-lycées le WE. Elle ne devait pas être payée en heures sups… elle le faisait car elle voyait que nous gagnions et que nous étions heureuses de ces réussites !

En entrant en terminale, nous récupérons une autre prof… Grosse déception ! Mais grande idée. Nous sommes les 6 à être d’accord pour préparer le bac gym du mieux possible… nous allons voir Mme Guigou (C’est comme cela que nous l’appelions… euh, dans les coulisses on disait « Guigou »!) : « vous seriez ok pour nous aider à préparer notre bac gym en plus des cours normaux avec notre autre prof… nous on veut faire de la gym et de l’athlé avec vous… ? »

Sa réponse : « Ok les filles, ça marche pour moi. Mais il y a un deal : je m’occupe de la salle, on travaille ensemble tous les mardis midis. Vous irez vous échauffer au gymnase et vous y trouverez sur le tableau les exercices à faire pendant que je déjeune vite fait… si vous n’êtes pas échauffées quand j’arrive, pas de cours ! Et vous rangerez la salle à chaque fois à la fin ? C’est d’accord ?  »

En quelques mois, notre niveau décolle. Et bien sur cela se voit « dans le cours officiel »… il y a les 6 et les autres. Alors en mars, elles veulent nous rejoindre. Nous sommes hésitantes… Pour être claire, cela nous « gave grave » de voir se radiner les copines qui n’ont rien fait depuis septembre alors que nous sommes à 2 mois du bac. Mais Guigou est fairplay. « Ok, vous venez, mais vous prenez le cours en route… à vous de récupérer! » Ouah, elles ont tenu quelques cours et ont laissé tomber, parce que s’échauffer seules, préparer le matériel, ranger le matériel, vite fait avaler un sandwich dans les escaliers… c’était pas leur truc.

Alors, oui le sport c’est l’école de la vie… et la compétition en fait partie.

Mais tous les élèves n’ont pas la même appétence pour l’effort, le challenge,la compet, ni le même talent… alors quand trouverons nous des jeux sportifs, de la corde à sauter, des jeux d’adresse et surtout quand donnerons nous aux profs de sports l’approche psychologique nécessaire pour faciliter l’envie et la motivation…
Avec un peu de liberté et de capacité d’innovation… ca doit être possible. Encore faut il que le sport soit soutenu par l’hygiène corporelle, donc le possible recours à la pudeur et à l’intimité… soutenu aussi par l’hygiène alimentaire… Bref, encore une fois seule une approche holistique du corps et systémique du sport peut nous permettre de faire face à cette humiliation décrite dans le papier ci dessous.

http://www.rue89.com/rue89-sport/2012/11/03/pourquoi-le-sport-lecole-est-souvent-vecu-dans-lhumiliation-236663